
« Raison d’État, raison d’être :
la 5ème République a-t-elle encore raison d’être ? »
Cette phrase du texte que j’ai écrit en 1997 interpelle une nouvelle fois Marianne.
Mais cette fois, sa question est différente.
Elle veut savoir ce que signifie réellement cette remise en question.
Suis-je contre la République ?
La réponse est claire : non.
Bien au contraire.
J’affirme croire profondément en la République.
Mais croire en elle signifie aussi accepter de regarder ses faiblesses et de se demander
si ses institutions sont encore adaptées à la société d’aujourd’hui.
Car une République n’est pas un système figé.
Pour continuer à vivre, elle doit pouvoir évoluer.
Et lorsque les institutions ne répondent plus suffisamment aux attentes des citoyens,
le risque n’est pas seulement celui d’une crise politique.
C’est aussi celui de voir progresser ceux qui proposent des ruptures beaucoup plus radicales.
Dans cette conversation, Marianne et moi évoquons notamment la montée des extrêmes et
la fragilité des forces politiques modérées.
Alors, comment éviter que le mécontentement des citoyens ne soit récupéré par des solutions
qui pourraient mettre davantage encore en difficulté notre démocratie ?
J’avance une idée :
une troisième voie.
Mais pas une nouvelle formation politique construite autour d’un homme, d’un parti ou d’une idéologie.
Une voie qui partirait des citoyens eux-mêmes.
Marianne est intriguée.
Quelle pourrait être cette troisième voie ?
Je lui réponds en annonçant pour la première fois publiquement le nom du projet sur lequel je travaille :
Alliance du Renouveau Civique
Et avec ce nom apparaît également une devise qui résume l’esprit de ma démarche :
« Seul, c’est impossible.
Ensemble, c’est possible.
Nous le devons aux générations futures. »
Cette révélation constitue un moment important dans la série.
Car derrière mes conversations avec Marianne, derrière mes interrogations
sur la démocratie, les institutions et la responsabilité citoyenne,
un projet commence à prendre forme.
Mais il reste encore à découvrir.
Cette vidéo ne donne donc pas toutes les réponses.
Elle ouvre une nouvelle porte.
Celle d’une démarche qui considère que personne ne viendra résoudre nos problèmes à notre place.
Chacun a une part de responsabilité.
Chacun peut avoir un rôle.
Car ne rien faire, c’est aussi faire un choix.
Alors la question n’est peut-être plus seulement de savoir si notre République est encore légitime.
La vraie question devient :
Allons-nous continuer à attendre…
ou allons-nous enfin nous bouger ?

