V 18 H

Après dix-sept conversations, de nombreuses questions et autant de réflexions,
Marianne décide enfin de poser la question essentielle :
« Qu’est-ce que tu proposes, concrètement ? »
Cette fois, je ne reste pas dans le constat.
Je donne un nom à ce que je construis :
Alliance du Renouveau Civique
L’ARC.
Mais qu’est-ce que l’ARC ?
Est-ce un mouvement politique ?
Un parti ?
Une organisation réservée à quelques personnes ?
La réponse est non.
L’Alliance du Renouveau Civique se présente avant tout comme
une démarche citoyenne,
destinée à recréer du lien entre les citoyens et la vie publique.
Elle part d’un constat simple :
beaucoup de personnes se sentent éloignées des décisions qui les concernent,
parfois découragées, parfois impuissantes, et finissent par se tenir à distance de la vie collective.
Mon objectif n’est pas de leur faire la morale.
Encore moins de les opposer les unes aux autres.
Il s’agit plutôt de créer un espace où chacun puisse prendre le temps
de comprendre,
d’échanger,
de réfléchir
et de participer.
Sans avoir besoin d’être expert.
Sans devoir posséder toutes les réponses.
Sans devoir correspondre à un profil particulier.

Chacun doit pouvoir y trouver sa place.
L’ARC veut ainsi permettre de réfléchir sans être jugé, de s’exprimer sans être coupé et surtout de
progresser ensemble.
Mais l’ambition va plus loin.
Il ne s’agit pas simplement de créer un lieu de discussion.
Mon objectif est de redonner à chacun le sentiment et surtout la possibilité qu’il peut avoir
un rôle à jouer dans la construction de la société.
Pas forcément à grande échelle.
Pas nécessairement immédiatement.
Mais à son niveau.
Car le changement ne vient pas toujours d’en haut.
Il peut aussi commencer par une prise de conscience individuelle.
Puis par une rencontre.
Une discussion.$Une idée partagée.
Une action collective.
C’est pourquoi j’insiste sur un mot :
construction.
L’ARC ne se veut pas une rupture brutale.
Elle privilégie une progression dans le temps,
avec l’idée de construire quelque chose de suffisamment solide pour durer.
Et surtout, sans obligation.
Même celui qui hésite encore peut simplement écouter, observer et réfléchir.
Il n’y a rien à prouver.
L’essentiel est d’ouvrir une porte.
Mais au moment où Marianne pense enfin avoir compris l’esprit de l’ARC, elle pose une nouvelle question :
Comment tout cela s’organise-t-il concrètement ?
Et cette fois, je lui promets de répondre en détail.
Cette dix-huitième conversation est donc une étape importante :
l’idée a désormais un nom et une philosophie.
Il reste maintenant à découvrir son fonctionnement.
Comment les citoyens peuvent-ils réellement se réunir ?
Comment peuvent-ils s’organiser ?
Comment passer d’une démarche individuelle à une construction collective ?
La prochaine conversation devrait apporter les réponses.
En attendant :
Seul, c’est impossible.
Ensemble, c’est possible.
Nous le devons aux générations futures.

Alors, on se prend la main…
Et si demain cessait enfin d’être une simple promesse pour devenir
un nouveau monde à construire ensemble.

V 18 B
Retour en haut