
Une phrase du texte que j’ai écrit en 1997 continue de trotter dans la tête de Marianne :
« Pour l’individu, la liberté aurait dû rester un droit.
L’égalité, une réalité.
Et la fraternité, un respect. »
Cette fois, Marianne ne veut pas simplement comprendre ce que ces mots signifiaient à l’époque.
Elle se demande ce qu’ils signifient aujourd’hui.
Car en regardant notre société, elle fait un constat qui l’interpelle :
la liberté donne parfois l’impression de devoir être demandée,
l’égalité de rester une promesse et
la fraternité de devenir… optionnelle.
Alors une question surgit :
Avons-nous progressivement laissé s’éloigner ce qui aurait pourtant dû être normal ?
La liberté, l’égalité et la fraternité ne sont pas seulement trois mots inscrits sur les frontons de nos bâtiments publics.
Ce sont des principes qui devraient prendre vie dans notre quotidien,
dans nos relations avec les autres et dans la manière dont nous construisons notre société.
Mais que se passe-t-il lorsque les valeurs deviennent des mots que l’on répète sans plus vraiment les faire vivre ?
Au cours de cette conversation, Marianne et moi cherchons moins à apporter une réponse définitive qu’à poser une question essentielle :
le problème est-il réellement de ne pas savoir quoi faire,
ou avons-nous simplement oublié ce qui comptait vraiment ?
Et cette question ne concerne pas uniquement les dirigeants ou les institutions.
Elle nous concerne tous.
Car une République n’est peut-être pas quelque chose que l’on regarde de loin, comme un monument terminé.
C’est peut-être un chantier permanent.
Un chantier qu’il faut parfois reprendre, réparer, reconstruire et surtout… auquel chacun doit pouvoir participer.
Alors, aujourd’hui :
Sommes-nous encore libres ?
L’égalité est-elle devenue une réalité… ou reste-t-elle une promesse ?
Et la fraternité existe-t-elle encore réellement entre nous ?
À vous de vous faire votre propre opinion.
Car si la République est un chantier à reprendre…
c’est peut-être nous qui tenons les outils.

